La Balle au Tamis - La Balle Pelote

Jeux et règles

Présentation des jeux :

- La petite balle au tamis
- La demi dure
- Infrastructures et équipements

- Ballodrome
- Tenue vestimentaire
- Balle, Gant

Les acteurs du jeu
et ses principes :


- Les joueurs
- Les principes du jeu


Photo Tertous
NE MANQUER DE VOIR LE SITE CONSACRÉ À LA BALLE AU TAMIS PAR L'ASSOCIATION TERTOUS
http://www.chez.com/tertous/bal_tamis/bal_tamis.html




Ne manquer pas de visiter ce site très intéressant sur la balle au Tamis:
http://jeanluc.dron.free.fr/Baro/tamis.htm
Photos ci dessous empruntées au site de Jean-Luc DRON qu'il consacre à la balle au Tamis
Accessoires du Jeu de Tamis : le gant ou tambour

Présentation des jeux :
        La balle pelote n'est pas le seul jeu de balle connu en France et en Belgique. La petite balle au tamis et la demi-dure ont été, avec des fortunes diverses, pratiquées dans notre pays. Nous nous proposons de présenter ces deux disciplines dans les pages qui suivent. La balle pelote sera quant à elle longuement explicitée tout au long de ces pages.


Photo Tertous
La petite balle au tamis
         Les principales spécificités de la petite balle au tamis par rapport à la balle pelote tiennent de l'emploi d'accessoires différents. Au rang de ceux-ci, le tamis constitue la particularité du jeu de petite balle. Inexistant en balle pelote et en demi-dure, le tamis est constitué d'un cercle de fer , de 40 centimètres de diamètre, auquel sont fixés des crins extensibles. Supporté par 3 pieds, et d'une hauteur de 20 centimètres, le tamis est situé à 7 mètres de la ligne de fond. Ce tamis sert exclusivement au moment de la livrée. Le joueur, ayant fait rebondir la balle sur le tamis, rattrape la balle quelques mètres plus loin afin de la frapper.
          Le gant et la balle utilisés pour ce jeu sont également différents de ceux employés en balle pelote.

     La Fédération Internationale du jeu de Petite Balle (FIPB) est instituée en 1900. Il s'agit de la plus ancienne fédération de jeu de balle en belgique.

        En 1920, les grands centres de la petite balle au tamis sont la région carolorégienne, la Basse-Sambre, le Centre, ainsi que Bruxelles . Progressivement, la petite balle va connaître un déclin inéluctable . Les causes de cette régression sont multiples. La première d'entre elles tient au jeu en lui-même. En effet, l'exercice de la livrée au tamis demande une maîtrise technique que peu de joueurs possèdent. Selon A. MAYER, "le tamis effraie presque tous ses adeptes et il est un épouvantail pour les autres . Ce tamis à qui l'on fait endosser tous les méfaits occasionnés par l'ignorance de ceux qui s'en servent".

        On voit de plus en plus de joueurs passer de la petite balle au tamis aux deux autres disciplines, moins astreignantes sur le plan technique. La seconde cause du déclin de cette discipline tient à la division des instances fédérales. A la FIPB, s'ajoute en 1924 une Ligue de l'Amateurisme. Lui feront échos les créations de fédérations pour l'Entre-Sambre-et-Meuse et la Thudinie. Cette dispersion a un effet négatif sur l'organisation des compétitions. La FIPB ne parvient pas à imposer son autorité sur le ressort qu'il lui reste. De nombreux incidents, relatifs au calendrier, à la composition des équipes ou à l'arbitrage, émaillent le déroulement des compétitions . Il est en effet éclairant de constater que ce jeu ne possède pas de règlement complet. Les règlements successifs qu'a connus la petite balle au tamis ne reproduisent jamais l'entièreté des lois qui devraient régir la discipline . La troisième raison du déclin irréversible de la petite balle au tamis est d'ordre matériel. Le jeu demande une nouvelle balle à chaque livrée. A cela s'ajoute le coût du gant et du tamis, accessoire qu'on ne trouve plus dans le commerce, et qu'il est dès lors difficile de se procurer . La concurrence des disciplines sŌurs, la demi-dure et la pelote dans un premier temps, cette dernière seule par la suite, achèvent de précipiter la perte de la petite balle au tamis . Nous pouvons encore peut-être avancer une quatrième raison à la disparition de la petite balle au tamis. Cette cause tient au jeu en lui-même. En effet, ce jeu, peu propice aux échanges, est de nature à lasser le spectateur qui, progressivement, lui préfère la balle pelote.

        Il est intéressant de s'attarder à ce qu'écrit Arthur Mayer, en 1922, pour expliquer les " causes qui nuisent à l'attrait et au développement du jeu de balle " . A côté de motifs qui tiennent spécifiquement à des aspects techniques, l'on peut relever :
         1) " Le peu de différence des enjeux ou cachets de présence et le peu d'importance mis à l'achèvement des luttes.
         2) Participation des joueurs dans les paris.
         3) Composition forcée des parties où l'accord manque trop souvent et où on assimile l'artiste au joueur médiocre.
         4) Professionnalisme qui éloigne les artisans et les classes bourgeoises de la pratique du sport.
         5) Abstention des vrais amateurs remplacés par des intéressés dans la direction du jeu.
         6) Indifférence des autorités publiques, scolaires et gymnastiques qui n'accordent pas au jeu de balle l'attention qu'il mérite.
         " En sursis depuis plusieurs décennies, c'est en 1964 que la petite reine blanche fendra les airs pour la dernière fois .

La demi-dure :
        Comme l'écrit très justement Henri Civilio, " la demi-dure peut être considérée comme le trait d'union entre la petite balle au tamis et la pelote ".  La discipline de la demi-dure consiste en effet dans le jeu de petite balle au tamis, sans l'utilisation de cet accessoire et avec une balle plus grosse et plus lourde. C'est la région de Courcelles, à la fin du XIXe siècle, qui est le berceau de la dicipline . La Fédération du jeu de demi-dure est créée en 1902. Limitée à la région carolorégienne, la demi-dure concurrence fortement la petite balle au tamis durant le premier quart de ce siècle, principalement au sortir du premier conflit mondial.
       
Cette époque voit en effet une relative désorganisation de la petite balle au tamis, ce dont profite la demi-dure. Vers 1925, le mouvement va alors s'inverser. Suite au passage de plus en plus conséquent d'équipes de demi-dure vers la petite balle au tamis, la demi-dure va connaître une importante perte d'effectifs . Cette discipline connaît également une très nette régression causée par la montée de la balle pelote ; régression que ressent de la même manière la petite balle au tamis. La Fédération mettra fin à ses activités dans la première moitié des années cinquante . Si vu de l'extérieur nous pouvons voir en ces trois sports des disciplines sŌurs, il n'en est pourtant rien. Il semble qu'il faille plutôt les considérer comme des concurrentes.



           Infrastructures et équipements :

Le ballodrome :
           Le ballodrome est constitué de deux surfaces de jeu accolées, le petit jeu (ou rectangle) et le grand jeu (ou trapèze) . Le ballodrome, pour juniors et adultes, a une longueur de 72m. Les lignes des outres et des courtes sont perpendiculaires à l'axe du ballodrome, qui divise celui-ci en deux parties égales et symétriques.  Le jeu est muni d'un tamis, c'est-à-dire d'une surface rectangulaire tracée dans l'axe du ballodrome, mesurant cinq mètres de long et trois mètres de large et dont une des largeurs se confond avec la ligne des outres du trapèze.
            La surface de service est complétée, au-delà de la ligne des outres, par un espace de deux mètres de profondeur minimum, sans largeur déterminée.  Toutes les lignes délimitant le ballodrome et le tamis sont de teinte blanche ou de couleur claire, d'une largeur uniforme de 5 centimètres. Notons que toutes les mesures du ballodrome sont prises intérieurement . Il faut également mentionner qu'une zone libre de tout obstacle doit être réservée le long des lignes latérales pour l'évolution de l'arbitre (ou des arbitres) et du (ou des) marqueur(s) de chasses.
       Si les dimensions réglementaires ne peuvent être respectées ou si un obstacle quelconque empiète sur la surface de jeu ou le surplombe, un règlement local est établi ; règlement qui devra être admis par le comité compétent pour cette société. Au rang des accessoires complétant le ballodrome, il faut mentionner les perches. Celles-ci, d'une hauteur minimale de 4mètres, signalent les extrémités des lignes des outres . Un marquoir est également présent à proximité de la surface de jeu. Ce marquoir doit présenter des chiffres nettement visibles de tout point du ballodrome. Les rappels de chasse, au nombre de deux, devront présenter les chiffres 1 et 2. Le matériau employé, la forme et le placement de ces rappels ne peuvent risquer de blesser les participants à la compétition.

La Tenue Vestimentaire :
          Le port d'une culotte courte est autorisé jusqu'à la catégorie cadets y comprise . Il n'est pas rare que les joueurs plus âgés se jettent à terre pour arrêter une balle. La protection d'un pantalon s'avère dans ce cas nécessaire. Le port de la casquette est autorisé, afin de protéger le joueur du soleil. Souvent les chaussures de sport utilisées pour la pratique de la balle pelote sont rembourrées. Cela s'explique par le fait que lors de la livrée, le joueur laisse parfois traîner un des pieds, ce qui use la chaussure très rapidement. Ajoutons que beaucoup de joueurs sont munis d'une ceinture à la taille, dans le but de soutenir les reins

La Balle :
        A l'origine composée de divers éléments recouverts de peau, la balle connaîtra plusieurs transformations, pour aboutir à la balle synthétique que nous connaissons actuellement. Précisons qu'il existe plusieurs sortes de balles en peau. Il faut distinguer principalement la petite balle au tamis (32 millimètres de diamètre pour 40 grammes) de la balle de demi-dure (35 millimètres de diamètre pour 45 grammes) et de la balle pelote (48 millimètres de diamètre pour 45 grammes). Dès 1965, la fédération de balle pelote effectue des essais avec des balles en plastique. Cette évolution constitue à l'époque une véritable révolution dans le monde de la balle pelote. Quelles sont les raisons qui motivent ce changement dans la composition des balles ?

        Ces motifs tiennent en partie aux défauts que l'on reproche à la balle en peau. Son prix, d'abord, grimpe allègrement au cours des années 1960. Ensuite, la consommation de balles par lutte est souvent excessive. Il n'est pas rare d'utiliser une balle par jeu, soit parfois près de trente balles sur une lutte. Les arbitres sont en effet vite enclins à remplacer une balle qu'ils jugent en mauvais état. Les joueurs également cèdent facilement à l'envie de réclamer une nouvelle balle quand arrive leur tour de livrée. Cette tendance à n'utiliser la balle en peau qu'un court laps de temps tient au fait qu'elle se déforme assez rapidement et qu'elle prend l'humidité.  Les instances fédérales voient dans la balle en plastique une solution efficace à tous ces désagréments. En 1975, le principal fabricant de balles en peau cesse ses activités. L'utilisation de ces dernières est définitivement abandonnée au profit de la balle en plastique. Après différents essais, la balle trouve sa composition et sa forme définitives, à savoir 53 millimètres pour 50 grammes. Si la balle est initialement de couleur blanche, un modèle jaune fait son apparition lors de la saison 1980 , ceci dans le but d'une meilleure visibilité dans la grisaille et dans la perspective d'éventuels reportages télévisés .

Le gant :
         Il convient de différencier le gant du jeu de petite balle au tamis, du gant de balle pelote. Le gant de petite balle, dit louche, du fait de la ressemblance qu'il offre avec l'ustensile de ménage du même nom, atteint des dimensions plus importantes que le gant utilisé dans les autres disciplines . Cet accessoire est constitué du même gant que celui utilisé en balle pelote, cousu sur une sorte de cloche en cuir bouilli, que l'on nomme aussi sabot, à cause de sa forme. Cette partie du gant est formée de deux ou trois couches de cuir durci par le faćonnage, qui lui donne la consistance de la corne. Ce gant, préalablement graissé, permet à la balle de prendre une vitesse importante et d'être envoyée à une distance considérable .Le gant de balle pelote, de taille plus modeste que le modèle précédent, trouve son origine dans un simple gant de protection de la main.

      Le gant de cuir très fin, renforcé d'une plaque pour protéger la paume, se répand à partir de 1910. Précédemment, les joueurs utilisent un gant de laine, ou pratiquent tout simplement à main nue, du fait du prix élevé du cuir. Le système du gant renforcé par une plaque aboutit vite à des excès. Si de manière un peu naēve, l'on voit des pelotaris glisser dans leur gant une carte à jouer pliée en quatre ou un carton de café, l'on voit progressivement arriver des plaques de n'importe quelle dimension et de n'importe quel matériau garnir le gant de cuir.
      Le climat va en effet pourrir à partir de la fin des années cinquante, du fait de la question récurrente des gants.Celle-ci va être particulièrement d'actualité au cours de la décennie suivante, plus précisément pendant la période d'adaptation à la nouvelle balle.En effet, celle-ci nécessitera une adaptation du gant. Le gabarit et le poids de la balle ont en effet de l'importance. La raison en est que si le poids augmente et non la circonférence, on arrive à une balle très dure. Cet excès du poids de la balle serait - il s'agit de l'opinion dominante - à la base du renforcement exagéré du gant, contraire aux statuts de la FRNP.
      En 1979, la Fédération veut à tout prix résoudre ce problème de gant, qui empoisonne le climat depuis de nombreuses années. En 1980, la Fédération imposera la pose de scellés d'homologation sur les gants conformes à la réglementation en vigueur . Le problème des gants frauduleux ne s'arrêtera pas pour autant. Il défrayera encore la chronique ballante au cours des années 1980.

Les acteurs du jeu et ses principes :

Les joueurs :
         Avant de rendre compte, de manière succincte, des principales règles de la balle pelote, il convient de s'arrêter aux différents joueurs qui composent une équipe . Une phalange de balle pelote se compose de cinq joueurs. Le poste de chacun dépend de la situation de l'équipe. Celle-ci peut être soit à la livrée ( elle occupe le trapèze ), soit à la frappe ( elle prend alors place dans le rectangle ).
a) A la livrée
       Chaque joueur occupe, à tour de rôle, le poste de livreur. Cela entraîne un roulement dans le placement des autres joueurs dans ce trapèze. Nous trouvons dès lors :
5. le livreur, qui se place généralement derrière le tamis, afin de prendre l'élan nécessaire à la livrée. Le livreur ne porte pas de gant.
4. l'homme de fond ou foncier. Il se trouve à hauteur du tamis. Il double en quelque sorte le livreur
3. le contre-rechasseur, qui se trouve généralement au milieu du trapèze.
1 et 2 les deux cordiers, qui se placent en dećà de la ligne des courtes.

 b) A la frappe
           L'équipe qui occupe le rectangle se compose:
1 et 2. de deux cordiers qui se trouvent en dećà de la ligne des courtes. Ils sont légèrement décalés l'un par rapport à l'autre. On parlera du petit cordier, pour désigner celui qui se situe le plus près de la ligne des courtes, et de grand cordier pour l'autre.
3. du petit milieu, juste derrière les deux cordiers.
4. du grand milieu, qui se situe quelques mètres en dećà.
5. du foncier, qui se trouve quant à lui au fond du terrain . 

Les principes du jeu:
          Sans rentrer dans toutes les subtilités du règlement du jeu, il convient néanmoins d'en donner les règles principales, ceci afin de faciliter la compréhension de certains points de ce travail. Quelques repères préalables sont utiles à l'exposé...


La Livrée

Le Rechas

Figures 1 à 3

Figures 4 à 6

La balle est mise en jeu par le livreur. Cette balle peut :
1) soit tomber directement hors des limites du terrain. Ce qui rapporte un quinze à l'équipe adverse (Figure 2) ;
2) soit tomber dans le trapèze, c'est-à-dire, avant la ligne qui sépare celui-ci du rectangle. Ce service est également mauvais. Il rapporte un quinze à l'adversaire. Cette balle est dite courte (Figure 3) ;
3) soit tomber entre les perches du rectangle. Le quinze est alors attribué à l'équipe du livreur. Ce service est dit outre (Figure 5) ;
4) soit être stoppée par un joueur adverse après le deuxième rebond. Il y a donc ce que l'on appelle une chasse (Figure 7)
                                  Figure 7

5) soit sortir du terrain après avoir fait un bond dans le rectangle. Il y a également chasse à l'endroit où la balle sort du terrain (Figure 8)
                                  Figure 8
6) soit être rechassée, c'est-à-dire frappée, par un joueur adverse, de volée ou après le rebond. Plusieurs cas de figure peuvent alors se présenter :
a) soit la balle est renvoyée directement entre les perches du trapèze. Il y a alors quinze pour l'équipe qui a renvoyé cette balle (Figure 9)
                                  Figure 9
b) soit la balle est renvoyée en dehors des limites de jeu. Le quinze est dans ce cas attribué à l'équipe du livreur (Figure 10)
                                  Figure 10
c) soit la balle renvoyée est stoppée par un joueur de l'équipe du livreur après le deuxième rebond. Il y a alors une chasse (Figure 11)
                                  Figure 11
d) soit la balle renvoyée sort du terrain après un bond dans le trapèze. Il y a également chasse à l'endroit où la balle sort du terrain (Figure 12)
                                 Figure 12
e) soit la balle renvoyée est frappée, de volée ou après le premier rebond, par un joueur occupant le trapèze. On parle alors d'un contre-rechas. Toutes les possibilités sont alors envisageables (Figure 13).
                                 Figure 13
        Quand il y a une chasse, l'arbitre marque l'endroit où la balle a été stoppée ou est sortie du terrain d'une croix. Lorsque il y deux chasses (chasses 1 et 2), après une seule lorsque l'on est à quarante partout, il y a changement de camp.
         L'équipe qui occupait le trapèze passe dans le rectangle et inversement. Une fois ce changement effectué, on peut jouer la première chasse (chasse 1), ou l'unique quand on est à quarante partout. Pour gagner cette chasse 1, les deux équipes doivent refaire une chasse au delà de cette chasse1. L'équipe qui remporte la chasse 1 se voit alors attribuer un quinze. Une fois que l'on a joué cette première chasse (chasse 1), l'on peut alors passer à la seconde (chasse 2).
           Celle-ci sera disputée selon le même principe . Le but est de faire une chasse le plus loin possible de son camp, afin qu'après le changement de côté, l'équipe adverse ait des difficultés à refaire une chasse au delà de cette première chasse.

         Les points sont comptés comme suit : 15, 30, 40, jeu. Il s'agit du même procédé que celui en vigueur au tennis, à ceci près que l'avantage après 40 partout n'existe pas en balle pelote. Le gain de quatre quinze rapporte un jeu. En championnat, l'équipe qui arrive la première à 15 jeux remporte la lutte.


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