La Choule ou la Soule

La soule est un jeu traditionnel pratiqué sous l'ancien régime principalement en France. Ancêtre présumé du football et du rugby, il se rapproche de ce dernier, si ce n'est que les deux équipes ont souvent un même en but (un lieu dit, une mare), que leur composition n'a pas de limites définies (à l'origine les équipes étaient constituées de tous les hommes valides de deux ou plusieurs villages/ mariés contre non mariés quand la choule était jetée par la dernière mariée de l'année ). Le manque de règle définie et l'exode rural ont contribué à son déclin avant une résurrection récente soit dans un cadre purement traditionnel en Picardie, soit avec des règles précises avec compétitions scolaires ou non en Normandie. (Source Wikipéda)

Sous la pluie et les tambours battants, une quarantaine d'hommes du village de Tricot (Oise) et des alentours de tous âges s'affrontent pour attrapper la fameuse "Choule".

Comme le veut la tradition, chaque lundi de Pâques depuis le moyen-âge, les mariés s'opposent bestialement aux célibataires du village, tout aussi acharnés.

« Les célibataires doivent courir à gauche de la rue et les mariés à droite, clarifie Xavier, chouleur de renom, je ne louperais ça pour rien au monde! »

 



Dans la Grande Rue à Tricot, aux trottoirs glissants, les deux équipes sont chargées de lancer le Choulet (une sorte de petite poire en cuir), à un point très précis.

Sous les roulements de tambour...

... la dernière mariée du village, la jolie brune Laurenne Dovergne, a eu pour mission de lancer «très haut et tout droit» le Choulet, à 17 heures précises.

Une fois l'objet en l'air, les regards et respirations se sont arrêtés l'espace d'une demi-seconde, dans l'attente qu'il retombe.

A une vitesse phénoménale, une masse de participants acharnés -reconnaissables par leurs habits négligés- s'est ruée sur le "trophée".

Pas d'arbitre, pas de lois, exceptée celle du plus fort. Les battements de tambours, incessants, ont renseigné sur l'évolution de la mêlée : plus les coups étaient forts et rapides, plus la situation devennait tendue.

 


Ludovic Hallot, la quarantaine, a lancé l'objet et remporté la victoire au terme
de 3 heures de bataille.

« Ça peut durer des heures », lance Alain, 68 ans, chouleur expérimenté. A la retraite après 40 ans de Choule, il admire encore aujourd'hui comme 500 personnes, le spectacle des plus jeunes au combat.

« A ma première Choule, je suis venu en costard, grosse erreur, il a fini en lambeaux! ». Il se souvient : « La plus longue Choule que j'ai connue a duré de 17 heures à 21 heures. Sinon au niveau des blessés, il y a eu un oeil crevé et une jambe cassée, moi je n'ai eu que des entorses! »

 


Les observateurs, habitués de la scène, se sont écartés de la grappe humaine qui progresselentement et brutalement.

Les mariés ont gagné la Choule cette année.

Article du "Parisien.fr"

Un rituel picard :

On retrouve en Picardie et dans le Nord de la France des illustrations ou l'on montre le jeu de la choule où le jeu était beaucoup moins violent car il fallait utiliser des crosses pour faire avancer le choulet qui était quelquefois remplacé par un oeuf en bois.
Le jeu se pratiquait dans le village ou entre deux villages

Voir cette page : https://fr.wikipedia.org/wiki/Crossage

Voir également ce site:
Choule à la crosse

La choule n’est pas ce que l’on croit et elle est encore moins ce que l’on en dit

La dernière mariée du village lance le choulet
le jour du Mardi-gras 1973

Texte issu du site remarquable: http://www.espaces-assoc.com/7.html
Chaque année, à Tricot, dans l’Oise, le jour du Mardi-gras – normalement - la dernière mariée de l’année écoulée, lance vers le ciel, une boule de cuir en forme de poire, décorée de pompons. C'est un jeu, dit-on. Drôle de jeu.
Pendant une heure, les célibataires d’une part, et les hommes mariés d’autre part, vont se disputer ce choulet et tenter de le lancer par-dessus un toit en face de l’église pour les mariés, ou par-dessus un toit à côté de l’ancienne mare, pour les jeunes gens. Si aucun camp n’a gagné au bout d’une heure, on remet ça au lundi de Pâques. Et cette fois-ci, jusqu’à ce qu’une des équipes parvienne à lancer le choulet au-dessus du toit désigné. On croit que cela remonte au Moyen-Âge. Pourquoi pas. Mais c’est un jugement d’historien qui ne jure que par les documents écrits dont il dispose .

Et comme il s’agissait d’un « jeu » de « gueux », il en est fait peu référence dans les récits des nobles et des lettrés. Heureusement, comme pour le Carnaval, les autorités bien pensantes l’interdisaient régulièrement et de nombreuses ordonnances témoignent de la pratique ancienne de la choule. Parce que ce « jeu » se pratiquait un peu partout autrefois : on en trouve des variantes en France même, en Belgique, en Grande-Bretagne, en Italie, ... On dit que la choule est l’ancêtre du rugby et du football. On croit que le « jeu » a été inventé en France et importé en Angleterre par Guillaume le Conquérant, qui n’était ni Celte, ni Franc, mais Normand. Mais on croit aussi que le « jeu » a été inventé par les anglais qui, à une autre époque, celle de la guerre de Cent ans, l’on importé en France. On croit aussi l’inverse, bien C'est un jeu, dit-on. Drôle de jeu, qui se déroule au centre d’une forêt de symboles. La période d’abord. A cheval sur un cycle de 40 jours, qui nous conduit d’une festivité à une autre, celle « grasse » du Mardi, le bien nommé, à celle pour laquelle on sacrifie – 40 jours plus tard – l’agneau pascal. Cycle qui nous conduit d’une absence de lune à un trop plein de lune ou, plus prosaïquement – d’une nouvelle lune à une pleine lune. Autre symbole, trivial celui-ci, à Tricot, le choulet est assimilé à un sexe, verge et testicules compris. Et de se placer l’objet à l’emplacement idoine avec force plaisanteries et paillardises qui visent plus particulièrement – c’est évident - les jeunes femmes. C'est un jeu, dit-on. Drôle de jeu qui mobilise un village entier, pour seulement quelques heures dans l’année, parfois même moins d’une heure (dans le cas où le choulet est lancé dès le Mardi-gras, au-dessus de l’un des deux toits). S’il s’agit vraiment d’un jeu, pourquoi ne pas s’y adonner pendant les quelque 8 700 autres heures de l’année ?


Voici un choulet  de 1,3 kg visible à l'estaminet picard "Chez Marius"
à Gézaincourt dans la Somme. www.cat-gezaincourt.org/marius
Ce choulet a été donné par Maurice Roches.
La lanière servait surtout à la dernière mariée du village de lancer assez haut le choulet juste avant que les 2 clans d'hommes ne se le disputent.


On remarquera que le choulet est constitué de 16 morceaux de cuir cousus
et qu'un ensemble de lanières servant à maintenir le choulet pour le jeu
renforce cette structure qui est souvent mis à mal car autant les célibataires que les mariés sont fiers de montrer leurs forces.

Un peu de sociologie:
C'est un jeu, dit-on. "Drôle de jeu" pour lequel les célibataires reconnaissent que les hommes mariés ont quelque chose de « plus » qu’eux-mêmes. Et bien entendu, par effet de miroir, les mariés parlent des célibataires avec une certaine condescendance. Les deux camps ont recours à un vocabulaire qui traduit l’envie d’un «passage» d’un état à un autre. Voilà, le mot est lâché : «passage». Et qui dit «passage», sous-entend «rite de passage». Cela nous conduit au tréfonds des mentalités que les hommes d’aujourd’hui ont hérité de leurs ancêtres chasseurs-cueilleurs préhistoriques. Il ne s’agit pas d’un jeu, mais d’un rituel. D’un rituel printanier, comme il en a été inventé, adapté, institué à travers tous les continents pour affronter les aléas de cette période particulière de l’année. Rituel printanier lunaire, qui suit le rituel solaire du solstice d’hiver. Après une telle assertion, je n’échapperai pas à un brin d’explication pour tous les citadins qui ont perdu l’habitude de regarder le ciel ailleurs que sur l’écran de la météo à la télévision. Le cycle « solaire » ? C’est simple. C’est celui immuable du soleil qui se lève chaque jour le matin pour se coucher le soir. Qui du solstice d’été - des feux de la Saint Jean -au solstice d’hiver – Noël – descend chaque jour un peu plus sur l’horizon, alors que les journées raccourcissent. A deux autres moments de l’année, les parcours célestes diurnes et nocturnes du soleil sont équivalents : ce sont les équinoxes de printemps et d’automne. Pour la lune, c’est plus compliqué. On n’est jamais certain de la trouver la nuit, lorsqu’on lève les yeux au ciel. Et si on la voit, sa forme et sa position ne sont jamais les mêmes d’un jour à l’autre. Déroutant. Mais revenons à la choule. Elle se déroule au deux extrémités d’un comput symbolique de 40 jours , celui du Carême. La choule a en effet lieu le Mardi-gras (la veille du Mercredi des cendres où débute le carême) et le lundi de Pâques (le lendemain du jour de Pâques où se termine le carême) . Masculin - féminin On peut aller plus loin. Dire par exemple que le rituel de Noël est « masculin ». Parce que, premièrement, il célèbre la naissance d’un « héros mythique ». Ensuite, parce qu’il est calé sur un repère solaire. Celui du solstice. Et que le soleil est généralement connoté « masculin », ses caractéristiques étant considérées comme traditionnellement « masculines » : puissance de la lumière, régularité, … Par contre, le rituel de Pâques est « féminin », parce que calé sur un cycle lunaire. Et que la lune est généralement connoté « féminine » : faiblesse de la lumière, irrégularité (apparente), … sans parler du cycle des règles féminines de la même durée que le cycle lunaire, mais cela tout le monde le sait. Ou presque. Sa nature féminine relève également du contexte du rituel. On est au printemps, en attente d’une nouvelle germination, de la reproduction des animaux … et de celle des humains. On ne connaît pas ceux qui, des Francs, des Gallo-romains, des Celtes ou des Paléolithiques, ont « créé » cette fête de renouveau au printemps, mais s’ils l’avaient perçue comme « masculine », ils l’auraient calé – comme Noël - sur le rythme solaire, c’est-à-dire à l’équinoxe de printemps, dont Pâques est parfois très éloigné. Passif-actif Risquons nous à aller encore un peu plus loin dans l’élaboration de nos hypothèses. Bien que « masculin », le rituel de Noël, celui solaire du solstice, pourrait être ressenti comme une fête « passive ». Les humains n’ont pas grand-chose à faire. La date semble fixée pour toujours et elle est connue de tous. L’espoir, l’attente sont les mots qui sont prononcés pendant les cérémonies de cette journée : on attend d’être « sauvé » pour les chrétiens ! Ce qui n’est pas rien. Mais on se contente de prier, de chanter. Rares sont aujourd’hui les processions aux flambeaux , exceptionnels, les « feux de Noël », le pendant hivernal des « feux de la Saint-Jean ». Dans tous les cas, à l’inverse de la fête estivale, il ne demeure aucune dimension sexuelle dans le rituel de la fête de Noël. Choule de 2010 .


Le choulet de Tricot (60)

Le second rituel, celui de Pâques, est vécu de manière plus « active ». La date n’est pas connue d’avance. Une certaine autorité, extérieure à ceux qui participent au rituel, fixe cette date. Après des observations astronomiques et des calculs. Chacun la découvre au début de l’année dans le calendrier . Avant Pâques, autrefois, les enfants parcouraient leur village pendant plusieurs jours, tournant les crécelles pour appeler à la messe. On agit, on se démène. Et surtout, le jour dit, les hommes – rien que les hommes – s’affrontent virilement. Pour les femmes, pour leur fertilité. Et pour la sexualité que tout cela présuppose. Le premier repérage a commencé en 1973 La choule constitue un déferlement de forces viriles. C'est un jeu, dit-on. Drôle de jeu.


La Choule et le Mahon,
              Jeux picards particulièrement violents
.
Article de presse du Courrier Picard de Sophie Trébern du 12 Juillet 2003
       Si les jeux viennent du monde entier, certains ont également une identité régionale très forte. En Picardie, les deux divertissements, les plus connus, sont aussi les plus violents.
        À commencer par la Choule, qui se pratique encore dans l'Oise. "À mi-chemin entre le football américain et le rugby, il oppose les hommes de deux villages (parfois les mariés contre les céliba-taires), en présence du maire et du curé de la paroisse ", explique, Jean-Marie Lhôte.
        Le terrain est choisi d'un commun accord : le plus souvent, il s'agit d'une prairie, mais, il arrive que le jeu se déroule en pleine rue, et ce jours-là, tous les volets sont clos, Le but du jeu est de porter le choulet, balle en cuir ou en bois bourrée de foin et remplie d'eau, dans le camp adverse.
        Dans certains cas, les joueurs doivent "noyer le choulet " dans une mare. Pour gagner, tous les moyens sont bons : prises à la main, coups de pied, mêlées, raconte l'expert.) Dans certains cas on ne compte plus les joueurs blessés. Dès le XVème siècle, on trouve des documents interdisant officiellement la choule.
                             
       Mais ils sont moins nombreux que ceux prohibant le mahon, pratiqué spécifiquement à Amiens, Un jeu qui se déroulait autrefois sur le rempart près du faubourg de Noyon, où 1es joueurs séparés en deux camps, se précipitaient les uns contre les autres pour franchir une ligne de démarcation : "Ici, on repousse les adversaires à coups de poing, d'où également des accidents ".
         En 1572, une délibération précise : "Défense aller après neuf heures de la nuit; porter lumière et sans bâtons; ne mabonner, vivre en paix ".
         Enfin, la Picardie connaît aussi des jeux autorisés et même encouragés par les autorités d'autrefois. Ainsi, le tir à l'arc et l'arbalète font l'objet de grands concours vers 1577, et constituent d'excellents entraînements à la défense de la cité " précise Jean-Marie Lhôte.
                                                                            SOPHIE TREBERN
       La choule à Tricot, ici dans l'Oise en 1970, est un sport des plus violents. Lorsqu'elle se joue dans la rue, les gens s'empressent de fermer leur volet. (Photo de la bibliothèque d'Amiens-Métropole)

La Choule

C'est le plus ancien des jeux picards puisqu'on en fait mention dès le XIIe siècle, témoignent de sa vitalité dans la province.

C'était un événement où se trouvait engagé l'honneur des "pays" qui avaient accepté la compétition. Ailly-le-Haut-Clocher, par exemple, luttait contre la localité voisine de Famechon; Elle pouvait aussi opposer à l'intérieur d'un même village les hommes mariés aux célibataires. La particularité du jeu était qu'il ne se déroulait qu'une fois par an et par ce fait, était empreint d'une certaine officialité. La choule se jouait le jour des quaresmeaux ou du mardi gras à Amiens, à Abbeville et dans de nombreuses communes de la région de Compiègne. A Renancourt, c'était le premier dimanche de Carême, à Mesnil-au-Val, le jour dr Noël.

En règle générale, le jeu consistait à faire toucher terre ou "chouler" dans le camp adverse. La prairie où se déroulait généralement choisie en commun à mi-chemin des villages opposés.

Le "choulet" ou "esteuf" était un boule de cuir, grosse comme une tête, remplie de mousse, de foin, de son, ou gonflée d'eau. Il pouvait arriver qu'elle soit enrubannée ou même ornée des armoiries de la ville. Il est à noter un détail curieux : c'est qu'il est arrivé à Abbeville à la fin Moyen Age, qu'on utilise en guise de ballon, un coq : le coq victorieux d'un combat qu'il avait mené la veille. Souvent, les derniers mariés jouaient un rôle important : à Abbeville encore, le dernier marié fournissait la choule et y cachait à l'intérieur une somme d'argent que les vainqueurs s'empraissaient de récupérer à la fin de la partie ; la dernière mariée lançait la choule le plus loin possible et tâchait de se retirer au plus vite de la bagarre qui commençait.
                                     

Les règles du jeu pouvaient différe quelque peu d'un lieu à l'autre, mais pour gagner, il fallait toujours qu'un des joueurs aille poser le ballon dans le camp de l'équipe adverse. On pouvait le porter avec les mains, le lancer, taper dedans avec les pieds, l'arracher à l'enemi pendant les mêlées, jusqu'à ce qu'il ait atteint son but désigné à l'avance : un toit de maison, un panneau de papier, parfois même un bassin où il fallait le nyer.

Tous les hommes pouvaient entrer dans le jeu à n'importe quel moment de la partie ; il arrivait parfois que tout le monde se jette dans la bagarre, femmes et jeunes filles portant secours à leurs maris ou à leurs fiancés en difficulté.
                                     

Ce jeu brutal provoquait habituellement des accidents ; c'est pourquoi de nombreux échevinages, comme celui d'Abbeville en 1463, finirent par le proscrire afin d'éviter des "noises" avec les autres villages. Mais le jeu plaisant trop, et on continua à le pratquer. Au temps de la guerre de Cent Ans, il passa en Angleterre dont il nous est revenu, un peu assagi et transformé, sous les noms de football et de rugby.


La Soule en Basse-Normandie

Voici 2 photos d'un choulet acheté par Monsieur Nicolas Calmels dans un vide grenier de Boulogne la Grasse.
L'acquéreur pense qu'il date des années 1910 à 1918.

 

La forme et la fabrication ressemble à celle du choulet utilisé à Tricot dans l'Oise

ans que les Anglais l'auraient codifiée en deux variantes, l'une donnant naissance au football, l'autre au rugby.

Tricot (60), dernier bastion de la Choule Article du Courrier Picard du lundi 28 Mars 2016
La Choule est l'un des plus anciens jeux traditionnels picards.
Le but est simple : les hommes mariés affrontent les célibataires pour s'approprier le Choulet, sorte de poire de cuir remplie de bourre.

      À Tricot, c'est la tradition, le lundi de Pâques, la grande rue devient un terrain de jeu. Dès le XIème siècle, on fait mention de la Choule en Picardie. Ce jeu d'équipe se pratiquait alors dans une prairie, à mi-chemin des villages qui s'opposaient, à l'aide d'une boule de cuir garnie de foin, d'eau ou de mousse.
      L'objectif était de déposer cette boule ou Choulet dans le camp adverse pour marquer des points. Un jeu et non un sport Avant d'être un jeu, du temps de Charles V, soit au Moyen-Age, c'était plutôt un rite de passage où les jeunes gens affrontaient des hommes plus mûrs. Aujourd'hui, les camps n'ont pour ainsi dire pas changé, les célibataires affrontent les hommes mariés. Pas de règles Sans autre loi que celle du plus fort, du plus rapide ou du plus malin, ce jeu du peuple a fait des victimes. Si les édits royaux, qui le jugeaient barbare, l'ont interdit à une certaine période, ni eux ni la guerre n'ont pourtant réussi à l'éradiquer. A Tricot, dans l'Oise, c'est une tradition, la Choule se joue tous les lundis de Pâques. La grande rue devient le terrain de jeu. A chacune de ses extrémités, une maison par dessus laquelle, chaque camp doit lancer le choulet pour marquer des points.      
       On dit que c'est pendant la Guerre de Cent que les Anglais l'auraient codifiée en deux variantes, l'une donnant naissance au football, l'autre au rugby.




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