Le Jeu de Guise
ou "djise" en picard


photo : Club de Boves
Cédric de Boves (80)
en pleine démonstration

Pour contacter le club de guise:
1, rue du Commandant Jan
80440 Boves France
Tél/fax: 03 22 09 23 20




        Le jeu de guise: appelé "djise" ou "ch'caterlet", était autrefois l'une des distractions favorites des enfants. Il ne réclame que des moyens rudimentaires et peu coûteux, un morceau de bois rond d'une douzaine de centimètres et affûté aux extrémités ainsi que deux battes, ses règles étaient des plus simples.
     
Un joueur tapait sur un bout de la guise posée sur des briques pour l'éléver, criait: "djise" puis la frappait de toutes ses forces. un autre joueur, placé à dix mètres, répondait "drouète" et tentait de la rattraper au vol. S'il y parvenait, il criait "din m'castchette", marquait le point et devenait à son tour le "frappeur". Un jeu amusant, qui faisait la terreur des passants mais la joie des vitriers !

Le jeu de guise ou "ch'ju d'dgise"
     "texte copié du site du Club de Boves"

NE MANQUER PAS DE VISITER
LE SITE DU CLUB DE GUISE À BOVES


Nos voisins belges ont le même jeu qu'ils appellent "La Britche"
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On dit que Bouddha jouait à un jeu ressemblant à la guise, il y a 2500 ans. Durant la Révolution, on disait que le geste du jeu de guise représentait l'exécution de Louis XVI. Dans la Somme, on jouait à la guise dans les campagnes et les villages d'industries textiles, surtout à Amiens, Ailly-sur Somme et dans la Vallée de la Nièvre (Flixecourt).
      Les anciens tisseurs se souviennent avoir frappé dans la guise en 1936 et 1968 quand ils étaient piquets de grève sur le parvis des établissements Carmichaël. Dans le Vimeu, un jeu de lancer ressemblant à la guise se pratiquait : le jeu de bate.


Voici un élément essentiel pour jouer au jeu de guise: c'est une espèce de paume pour arrêter l'olive en bois. Elle était faite en vessie de porc.
Nous remercions Monsieur Arnaud Van Hees qui nous a procuré ces photographies. Bien qu'habitant de Toulouse, il connait bien ce jeu. Il est originaire du Pas de Calais et son père jouait à ce jeu.


LE BIRE-BARTOY ou
"tourne bout de bois"
Voici maintenant un jeu qui ressemble au jeu de guise picard mais qui est lui originaire des Landes.
Nous noterons la forme du bâton particulier et la grandeur de la quenouille. Ce jeu s'appelle là-bas le "bire-bartoy ". C'est un jeu ancestral cher aux bergers de la Haute Lande. Il a été remis au goût du jour par Éloi Glize, véritable DTN de la discipline qui aime initier les amateurs et superviser les concours. En effet, certains locaux possèdent déjà une belle maîtrise qui leur permet d'envoyer la quenouille à plus de 50 mètres.



C'est à Mont-de Marsan, au fond de son jardin, dans une remorque, qu'Éloi Glize, retraité de 82 ans, cache son trésor: le matériel du bire-bartoy. À mi-chemin entre le golf et le base-ball, ce jeu se pratique à l'aide d'une batte et d'un fuseau en bois, aiguisé à chaque extrémité. « Les bergers jouaient au bire bartoy lorsqu'ils se rencontraient dans les montagnes, en gardant les brebis. Le fuseau, c'est bien sûr celui des bergères qui tordaient la laine pour faire du fil. La légende dit qu'un berger a subtilisé le fuseau d'une bergère et a commencé à taper sur l'instrument avec une batte », explique Éloi Glize. Il ne connaît pas précisément l'époque de création du bire-bartoy, mais elle est à coup sûr très ancienne. « Quand les Anglais sont partis d'ici après la guerre de Cent Ans, ils l'ont amené en Angleterre et on suppose que c'est à partir de ce jeu que sont nés le golf et le base-ball », relate-t-il. Ce jeu que lui ont transmis son grand-père et son beau-père, d'anciens bergers, voilà trois ans qu'il a décidé de « le remettre au goût du jour » et de le faire découvrir au plus grand nombre, lors de la Journée landaise, à Dax. « Il y a au moins 80 ans que j'entends parler du bire bartoy. Mon grand-père y jouait avec ses copains, à la sortie de l'église », se souvient-il. Plus difficile qu'il n'y paraît. Alors pour le concours, Éloi Glize place une dalle en pierre, le pas de tir, au sol. Une croix orange est dessinée dessus.

Une cale en bois est mise à l'horizontale pour hausser le fuseau tandis que ce dernier est posé dessus, à la perpendiculaire. « Le but du jeu est de faire sauter le fuseau et de taper dedans, en plein milieu, à la volée, pour l'amener le plus loin possible », indique-t-il.

Des piquets sont plantés tous les 5m sur 50m pour contrôler la distance. Après une démonstration, tout cela paraît bien facile. Il n'en est rien : « Il y a toujours plus de déçus que de contents ! Mais une fois que l'on a un peu de technique, on a envie d'y arriver », s'amuse Éloi Glize. Cet enfant du pays, à l'accent gascon, a commencé à jouer pendant la retraite. Aujourd'hui, il partage sa passion avec ses fils et petits-fils. Ils s'entraînent tous ensemble dans un champ, tout près de chez lui. «Dans le temps, les bergers arrivaient à envoyer le fuseau à 100 m, mais pour ça, il fallait le propulser très haut. Avec les enfants, on atteint parfois les 70m», raconte Éloi Glize. Après Montfort-en-Chalosse, au mois d'avril et les fêtes de Canenx-et-Réaut, en septembre, Éloi Glize il sera à Dax pour perpétrer ce jeu traditionnel gascon. Avec dans sa remorque, en plus du matériel, son sourire et sa bonne humeur.

Voici deux versions du jeu de guise pratiqué en espagne et en Italie où il sont très populaires

Regardez ce site espagnol:


jeu de guise en Italie : Voyez ce site :
http://www.figest.it/?p=403

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